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# 📰 Après un été porté par de bons résultats d’entreprises, les marchés abordent septembre avec prudence face aux risques politiques, monétaires et géopolitiques.
# 📰 Après un été porté par de bons résultats d’entreprises, les marchés abordent septembre avec prudence face aux risques politiques, monétaires et géopolitiques.
## 🔑 5 points clés à retenir
- Les bénéfices du S&P 500 ont bondi de près de 11 % au T2 (vs 4–5 % attendus), avec +25 % pour les géants technologiques.
- Les valorisations atteignent des niveaux élevés (S&P 500 à 25x les bénéfices), accentuant la vulnérabilité en cas de choc.
- Les inquiétudes grandissent sur l’indépendance de la Fed et sur l’impact du protectionnisme américain.
- En Europe, la crise politique française alourdit le spread OAT-Bund et pèse sur le CAC 40.
- La semaine dernière, actions et obligations ont reculé, seules les matières premières ont progressé (+1,4 %), tandis que le pétrole reste sous pression.
*L’Humeur des Marchés de la semaine du 22 au 29 août 2025 par Fidelity International*
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Il y a quelques semaines encore, l'été était pourtant mal engagé. La guerre commerciale et l'embrasement géopolitique menaçait de mettre les marchés sur le grill, façon côte de bœuf. Et puis, malgré le manque évident d'enthousiasme que suscite l'état du monde actuel, les investisseurs ont tout de même trouvé des motifs de satisfaction. À commencer par les résultats des entreprises qui ont été un indéniable catalyseur. Sur le deuxième trimestre, la croissance des BPA du S&P 500 a flirté avec les 11% là où le consensus n'en attendait que 4 ou 5%. Cerise sur le gâteau, ceux des "startech" se sont envolés de plus de 25% sur la même période, permettant aux Sept Magnifiques de retrouver leur lustre. Et à l'IA, le fétichisme des investisseurs. En marge, le contexte politique donnait des signes d'un très léger mieux. À la faveur d'une relative indifférence estivale, Trump obtenait l'armistice commerciale de certains réduisant ainsi le risque inhérent aux tensions générées depuis plusieurs mois par ses droits de douanes.
Résultat, les indices se sont mués en malabars de valorisation. Mais alors que le S&P 500 se paie désormais 25 fois les résultats attendus, cette hypertrophie pose à nouveau question. Car si la mer était d'huile cet été, elle risque d'être plus agitée en cette rentrée. Avec, par endroits, une vigilance orange pour risque de vagues-submersion. Le nouvel ordre commercial planétaire désormais posé, les entreprises ne devraient plus tarder à sentir le coup de frein occasionné par le protectionnisme américain sur le commerce mondial. Par ailleurs, la menace que fait peser Donald Trump sur l'indépendance de la Fed ne devrait pas manquer non plus de ramener rapidement les investisseurs sur le plancher des vaches. Or, avec des valorisations aussi tendues, le moindre grain de sable est désormais susceptible de remettre l'anticyclone estival en question. La glissade du CAC - repassé au-dessus des 8.000 points au cœur de l'été -, la semaine passée, sur fond de crise politique à venir, en est une parfaite illustration.
**Les dépenses d'investissements rapportées au chiffre d'affaires ont atteint un plus bas historique en Europe (Hors financières - 2025)**
*Source : Datastream, Goldman Sachs Global Investment Research*
**Classes d'actifs**
La tendance de la semaine passée illustre assez bien le sentiment qui domine les marchés en cette rentrée. Après avoir porté peut-être un peu loin les indices, les investisseurs semblaient pris d'un doute à la lumière de sujets épineux actuels et d'un mois de septembre qui s'annonce agité. De sorte que actions et obligations ont conclu dans le rouge. Seules les matières premières tirent leur épingle du jeu, ce malgré la baisse hebdomadaire des prix du pétrole. Si les cours ont été sensibles notamment aux interrogations sur l'approvisionnement russe, les incertitudes sur la demande ont pesé sur la tendance générale, le baril de Brent concluant la semaine autour des 68 dollars.
**Actions**
Les actions ont terminé la semaine en ordre dispersé. Les inquiétudes relatives à des sujets comme l'indépendance de la Fed ou encore la crise politique et budgétaire française ont pesé sur la tendance. Très attendus, les résultats trimestriels de Nvidia - en ligne avec les attentes mais dont les perspectives interrogent - n’ont pas réussi à remonter le moral des intervenants. Au final, seuls l'Asie-Pacifique et les marchés américains (portés par l'anticipation d'une baisse de taux) ont fini dans le vert. Depuis janvier, l'Europe continue de faire la course en tête du palmarès annuel.
**Obligations**
Les incertitudes qui pèsent sur la rentrée n'ont, à l'évidence, pas été un catalyseur pour le compartiment obligataire. Les investisseurs n'ont pas encore souhaité se prémunir contre le risque. Du reste, la tendance générale était plutôt à l'équilibre. Seul l'investment grade a très légèrement reculé, le haut rendement et le court terme demeurant stables. Depuis janvier, le high yield se maintient en tête du classement général.
Sur le front souverain, la tendance était, peu ou prou, la même. Malgré les coups de boutoir de Donald Trump contre la Fed, le 10 ans américain a eu, dans le contexte général, tendance à être plutôt entouré. À l'inverse, l'Europe n'était pas à la fête, plombée par la crise politique qui se dessine en France. L'OAT à 10 ans a pris 10 pb sur la semaine et le spread avec son pendant allemand s'est légèrement écarté.
**Marché des changes**
Du côté des changes, l'évolution du dollar était particulièrement surveillée. La remise en cause de l'indépendance de la Fed par le président américain (avec le limogeage de Lisa Cook) et la perspective d'une baisse des taux directeurs ce mois-ci ont pesé sur le billet vert. Parallèlement, les incertitudes politiques et budgétaires en France ont lesté l'euro. De sorte que, au final, la paire est restée stable autour des 1,17. Côté crypto, à noter que le Bitcoin qui a touché un plus haut historique cet été (à un peu plus de 118 000 dollars) est repassé, la semaine dernière, sous le seuil des 110 000 dollars.
**Ă€ surveiller cette semaine**
- Lundi : PMI manufacturier (Jp, Chi, Ita, Fra, All, UE, GB), taux de chĂ´mage (UE), discours de Lagarde (BCE).
- Mardi : IPC core et IPC (BCE), PMI manufacturier et ISM manufacturier (US).
- Mercredi : PMI services (Jp, Chi), PMI services et composite (Ita, Fra, All, UE, GB), IPP (UE), ventes au détail-Redbook, commandes de biens durables et à l'industrie, rapport JOLTS (US), Beige Book (Fed).
- Jeudi : Ventes au détail (UE), créations d'emplois non agricoles-ADP, inscriptions hebdomadaires au chômage, PMI services et composite, ISM non manufacturier, stocks de brut (US).
- Vendredi : Ventes au détail (GB), commandes à l'industrie (All), évolution de l'emploi et PIB-T2 (UE), salaire horaire moyen, créations d'emplois non agricoles et taux de chômage (US).