L’objectif de gestion du FCP consiste à maximiser la performance avec une gestion active et discrétionnaire des classes d’actifs (actions, obligations, instruments monétaires) et des zones géographiques (zone euro, zone hors euro) et dans le même temps à maîtriser la volatilité sur un horizon de placement de 5 ans.
Création1995
Encours32 M€
+7.40%YTD
HMG RendementDernier point VL : 06/05/2026
Dernière VL : 416,39 EUR au 06/05/2026
Performances cumuléesDonnées arrêtées au 06/05/2026
1 an+16.51%
3 ans+36.73%
5 ans+24.44%
Performances calendairesDonnées arrêtées au 06/05/2026
2026 (YTD)+7.31%
2025+14.60%
2024+9.30%
2023+2.59%
Indicateurs de risque
SRI
1
2
3
4
5
6
7
Volatilité 3 ans7.8 %
Perte max. 3 ans-6.8 %
Sharpe 3 ans0.93
Commentaire de gestionRapport du 28/02/2026
28/02/2026
Vos gérants ne sont jamais contents !
Votre fonds a récemment été récompensé par un grand consultant américain pour ses performances des dix dernières années. Passé un moment de réjouissance que nous partageons tous ensemble avec nos souscripteurs, il est tout de même apparu que le début de cette performance, voisin du creux du krach de 2008-9, correspondait à une date particulièrement favorable. Jamais contents ! Mais ce point de départ était le même pour tous les compétiteurs : car si la performance depuis cette date a sans aucun doute été gonflée à l'époque par le niveau très déprimé des marchés, il n'en demeure pas moins que tous les compétiteurs ont eu cet avantage et que votre fonds est tout de même arrivé premier. Un peu comme si tous les concurrents d'une course cycliste avaient le même vent dans le dos. Donc, réjouissons-nous sans trop de modestie !
Ce point décennal est l'occasion de s'interroger sur ce qui permet de produire une performance de très long terme et de se poser la question de savoir quelles sont les spécificités de la prise de décision dans l'optique d'une gestion de long terme. Il y en a un certain nombre, mais nous voudrions en partager aujourd'hui au moins deux avec vous :
• Fonder une conviction juste de certaines tendances de long terme et s'y tenir : en 2008, devant l'explosion de l'endettement des états souverains, nous avions forgé la conviction que, quelle que soit la manière utilisée, les banques centrales s'assureraient que les taux d'intérêt allaient baisser et resteraient bas longtemps afin d'assurer la solvabilité d'états surendettés. Nous n'avons pas tenu compte des craintes récurrentes, mais toujours temporaires et infondées de hausse imminente des taux et sommes restés fidèles aux taux fixes longs. Nous avons aussi estimé que des taux bas seraient un puissant facteur de soutien pour les entreprises les plus endettées et n'avons pas eu peur d'aller chercher du « high yield » lorsque celui-ci offrait encore un rendement appréciable.
• Raisonner à long terme : ce qui paraît un truisme n'est en fait pas si facile que cela à mettre en pratique. Un exemple vaudra mieux qu'un long discours. Le 24 avril 2019, il y a quelques jours, le dollar australien a connu un accès de faiblesse et a perdu 1% dans la journée face au dollar américain. La raison ? L'inflation australienne a été bien inférieure à ce qui était attendu ! C'est bien entendu une réaction absurde, car l'inflation est la manifestation concrète de la dévalorisation du pouvoir d'achat de la monnaie. Si l'inflation est faible, cela veut dire que le pouvoir d'achat de la monnaie s'érode moins vite. Donc la monnaie devait être plus forte que celles des pays où l'inflation est plus élevée. Cependant, le dollar australien a baissé, car les opérateurs ont une approche de court terme et ils pensent, probablement à juste titre, qu'une inflation plus faible encouragera la banque centrale à ne pas monter, voire à baisser, ses taux. L'attrait d'un placement monétaire en dollar australien se réduit donc. La chose n'est pas toujours aussi nette, mais le principe est celui que nous recherchons : des situations où les intérêts des opérateurs de court terme et de long terme sont divergents, voire opposés, ce qui permet aux investisseurs de long terme de prendre position dans des conditions attrayantes.
Le mois prochain nous nous interrogerons sur ce qui pourrait fonder notre approche pour les 10 prochaines années.
Vos gérants ne sont jamais contents ! Votre fonds a récemment été récompensé par un grand consultant américain pour ses performances des dix dernières années. Passé un moment de réjouissance que nous partageons tous ensemble avec nos souscripteurs, il est tout de même apparu que le début de cette performance, voisin du creux du krach de 2008-9, correspondait à une date particulièrement favorable. Jamais contents ! Mais ce point de départ était le même pour tous les compétiteurs : car si la performance depuis cette date a sans aucun doute été gonflée à l'époque par le niveau très déprimé des marchés, il n'en demeure pas moins que tous les compétiteurs ont eu cet avantage et que votre fonds est tout de même arrivé premier. Un peu comme si tous les concurrents d'une course cycliste avaient le même vent dans le dos. Donc, réjouissons-nous sans trop de modestie ! Ce point décennal est l'occasion de s'interroger sur ce qui permet de produire une performance de très long terme et de se poser la question de savoir quelles sont les spécificités de la prise de décision dans l'optique d'une gestion de long terme. Il y en a un certain nombre, mais nous voudrions en partager aujourd'hui au moins deux avec vous : • Fonder une conviction juste de certaines tendances de long terme et s'y tenir : en 2008, devant l'explosion de l'endettement des états souverains, nous avions forgé la conviction que, quelle que soit la manière utilisée, les banques centrales s'assureraient que les taux d'intérêt allaient baisser et resteraient bas longtemps afin d'assurer la solvabilité d'états surendettés. Nous n'avons pas tenu compte des craintes récurrentes, mais toujours temporaires et infondées de hausse imminente des taux et sommes restés fidèles aux taux fixes longs. Nous avons aussi estimé que des taux bas seraient un puissant facteur de soutien pour les entreprises les plus endettées et n'avons pas eu peur d'aller chercher du « high yield » lorsque celui-ci offrait encore un rendement appréciable. • Raisonner à long terme : ce qui paraît un truisme n'est en fait pas si facile que cela à mettre en pratique. Un exemple vaudra mieux qu'un long discours. Le 24 avril 2019, il y a quelques jours, le dollar australien a connu un accès de faiblesse et a perdu 1% dans la journée face au dollar américain. La raison ? L'inflation australienne a été bien inférieure à ce qui était attendu ! C'est bien entendu une réaction absurde, car l'inflation est la manifestation concrète de la dévalorisation du pouvoir d'achat de la monnaie. Si l'inflation est faible, cela veut dire que le pouvoir d'achat de la monnaie s'érode moins vite. Donc la monnaie devait être plus forte que celles des pays où l'inflation est plus élevée. Cependant, le dollar australien a baissé, car les opérateurs ont une approche de court terme et ils pensent, probablement à juste titre, qu'une inflation plus faible encouragera la banque centrale à ne pas monter, voire à baisser, ses taux. L'attrait d'un placement monétaire en dollar australien se réduit donc. La chose n'est pas toujours aussi nette, mais le principe est celui que nous recherchons : des situations où les intérêts des opérateurs de court terme et de long terme sont divergents, voire opposés, ce qui permet aux investisseurs de long terme de prendre position dans des conditions attrayantes. Le mois prochain nous nous interrogerons sur ce qui pourrait fonder notre approche pour les 10 prochaines années.