La SICAV cherche à valoriser à moyen et long terme un portefeuille composé essentiellement de titres de dette à haut rendement pouvant présenter des caractéristiques spéculatives. La SICAV a pour objectif de réaliser une performance annualisée de : 3,6% nette de frais Pour les actions R et RD 4,25% nette de frais Pour les actions I et ID 4,25% nette de frais Pour les actions IU et IDU 4,15% nette de frais Pour les actions W et Z 4,75% nette de frais Pour les actions M de la date de création de la SICAV jusqu’au 31 décembre 2028 sur la durée de placement recommandée, via la gestion d’un portefeuille de titres de taux libellés en euros et dans d'autres devises que l'euro dont la maturité des titres est proche de l’échéance résiduelle qui sera au plus au 30 juin 2029.
Aux États-Unis, la décision de la Cour suprême d’invalider les droits de douane imposés sous l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) constitue avant tout un ajustement juridique, rapidement compensé par l’annonce d’un tarif global de 15%, maintenant le taux moyen autour de 11%. Par ailleurs, Kevin Warsh devrait succéder à la présidence de la Fed, sous réserve de confirmation par le Sénat ; son profil est généralement perçu comme favorable à des taux plus bas, tout en restant attentif à la réduction du bilan de la banque centrale. Enfin, la publication d’une inflation inférieure aux attentes (+2.4% vs. +2.5% attendu) a conforté les anticipations de deux baisses de taux en 2026. Dans ce contexte, les taux américains à 10 ans ont baissé de 30 pdb durant le mois, clôturant à 3.94%. En Europe, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés à 2.00% pour la cinquième réunion consécutive, dans un contexte de poursuite de la désinflation, avec une inflation désormais inférieure à la cible à 1.7%. Les taux allemands à 10 ans ont ainsi baissé de 20 pdb durant le mois, clôturant à 2.64%. Dans l’univers émergent, les spreads du CEMBI Broad Diversified se sont écartés de 15 pdb en février, avec une sous-performance du segment HY (+27 pdb) par rapport à l’IG (+10 pdb). Au Brésil, les spreads corporates se sont nettement écartés (+65 pdb), principalement sous l’effet des obligations de Raizen, producteur de sucre et d’éthanol, qui ont fortement reculé. Cette correction reflète une détérioration plus rapide que prévu du profil de crédit, dans un contexte de soutien des actionnaires de contrôle plus limité qu’anticipé, ce qui a pesé sur l’ensemble du gisement brésilien. En Colombie, les spreads corporates se sont écartés (+22 pdb) après la publication d’un sondage plaçant Ivan Cepeda, candidat de gauche proche du président Gustavo Petro, largement en tête des intentions de vote (~37%), devançant nettement les candidats perçus comme plus favorables aux marchés. Cette enquête a ravivé les craintes d’une poursuite des politiques économiques actuelles après la fin du mandat de Petro. En Turquie, les spreads corporates se sont écartés (+13 pdb) en raison d’un cas idiosyncratique de stress, Vestel, après l’annonce que l’entreprise pourrait restructurer sa dette locale. Cette situation a également pesé sur les obligations de Zorlu Enerji, société appartenant au même groupe. À l’inverse, en Ukraine, les spreads corporates se sont fortement resserrés (-171 pdb), soutenus par le refinancement réussi de l’obligation de MHP, qui a contribué à améliorer le sentiment sur l’ensemble du segment ukrainien et pourrait encourager d’autres émetteurs à réévaluer les conditions de refinancement sur le marché. Enfin, l’attaque conjointe des États- Unis et d’Israël contre l’Iran le samedi 28 février a déclenché une escalade directe avec Téhéran, marquée par des frappes de représailles dans l’ensemble de la région, principalement contre des infrastructures militaires. Ces développements étant intervenus début mars, ils n’ont pas eu d’impact sur la performance du mois de février, mais constituent un facteur de volatilité pour les marchés en mars. À moyen terme, un prix du pétrole plus élevé pourrait soutenir les émetteurs du secteur de l’énergie hors Moyen-Orient