Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Bilan et résultats en marchés actions : Le point marchés de BDL - Ce que nous apprennent les entreprises après les résultats.
BDL : Les entreprises européennes ont fini leur publication du premier trimestre. Il y a un message important à retenir : c’est la fin du déstockage qui pesait sur les volumes d’activité depuis 24 mois.
On a entendu cela de la part de grandes entreprises allemandes, par exemple BASF ou Lanxess dans la chimie, mais aussi en France avec Arkema ou encore Capgemini. D’ailleurs, si l’on regarde le nombre d’entreprises qui ont mentionné des mots comme reprise économique, stockage ou le fait d’avoir passé le point bas, on observe une forte accélération et on retrouve des niveaux que l’on avait vus post-Covid, au moment où l’économie accélérait fortement.
D’autres indicateurs pointent vers la même chose. Par exemple, si vous regardez le commerce de marchandises mondial, il est de nouveau en croissance annuelle. C’est la même chose pour les volumes dans l’industrie chimique, où cela fait maintenant deux trimestres de suite que l’on est en croissance.
Le message de déstockage est important pour le message économique. Si l’on revient en arrière, ce déstockage a pesé sur les volumes des entreprises et a donc provoqué le ralentissement économique européen depuis 18 mois.
Mais ce déstockage a aussi permis de ralentir et de baisser l’inflation. C’est ce qui met aujourd’hui la Banque centrale européenne en mesure de baisser les taux le 6 juin.
Cette baisse de taux apparaît au moment où, en plus, les plans de relance qui avaient été signés à la fin du Covid, comme le pacte, accélèrent. On a donc un triptyque : reprise économique post-déstockage, baisse des taux d’intérêt et accélération des plans de relance.
La traduction boursière de cette reprise économique, c’est que, pour nous, il y a une opportunité unique aujourd’hui sur le marché d’actions européennes.
La première raison, c’est que vous avez des liquidités abondantes. Beaucoup d’argent est allé sur les fonds monétaires ces deux dernières années. Une partie de ces encours devrait ressortir et se déporter sur les marchés actions quand les taux vont baisser.
Deuxième élément à avoir en tête : les marchés européens restent à une décote importante par rapport à leurs homologues internationaux. Une décote aujourd’hui de 30 %, quand la moyenne historique sur 20 ans n’est que de 15 %.
Troisième point : la disparité des marchés. Aujourd’hui, même si les marchés européens sont au plus haut, il y a beaucoup de disparités. Il y a donc toujours la possibilité de trouver des entreprises de qualité très décotées.
Quand je dis très décotées, c’est qu’aujourd’hui on peut trouver des entreprises que l’on a en portefeuille dans BDL Convictions et BDL Rempart, avec des valorisations qui ressemblent davantage aux valorisations de crise, comme en 2003, en 2009 ou en 2012.
On peut citer certains secteurs comme le transport, avec des sociétés comme Daimler Truck en Allemagne dans les camions, ou Stellantis dans l’automobile ; la chimie avec Arkema ou Solvay ; l’énergie avec TotalEnergies ou Engie ; ou encore les banques avec BNP.
Toutes ces entreprises sont valorisées à moins de 10 fois les bénéfices et ont la particularité de reverser l’essentiel de leurs bénéfices aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions.
Si je résume ce que l’on voit aujourd’hui, c’est une opportunité unique parce qu’on a, d’un côté, la fin du déstockage qui entraîne la reprise économique en Europe, à un moment où les liquidités sont très abondantes, les marchés sont décotés, et en même temps avec beaucoup de disparités, ce qui permet d’investir dans des entreprises de qualité très sous-valorisées.