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Si l’incertitude a dominé durant les premiers mois de l’année 2024, il semblerait que le pire moment pour la croissance mondiale soit passé.
Si l’incertitude a dominé durant les premiers mois de l’année 2024, il semblerait que le pire moment pour la croissance mondiale soit passé. En effet, l’éventualité d’une récession américaine consécutive au resserrement monétaire apparaît écartée en raison de la résilience de l’économie. De même, les derniers chiffres de la croissance chinoise ont été meilleurs qu’initialement anticipés, même s’ils restent faibles comparativement à ces dernières années. Ainsi, les prévisions de la croissance mondiale ressortent à +2,4 % pour 2024, avant une reprise plus dynamique en 2025 (+2,8 %).
\n\nLes perspectives de 2024-2025 en zone euro laissent entrevoir la perspective d’une reprise généralisée et progressive de la croissance (+0,6 % et +1,8 %). La rupture devrait intervenir dans le courant du second semestre 2024 en raison de facteurs cycliques positifs avec la poursuite de la baisse de l’inflation, un assouplissement de la politique monétaire et une amélioration des carnets de commandes. Par principaux pays, le PIB de l’Espagne devrait évoluer à +2,1 % en 2024 et +1,7 % en 2025, la Belgique (+1,2 % et +1,4 %), les Pays-Bas (+1,0 % et +2,0 %), l’Italie (+0,7 % et +1,1 %), la France (+0,5 % et +2,0 %) et l’Allemagne (0,0 % et +1,4 %).
\n\nLa stratégie de la BCE de resserrer sa politique monétaire a atteint son objectif avec une inflation qui se résorbe puisqu’elle est passée de +2,9 % en décembre 2023 à +2,4 % fin mars 2024. Lors de sa réunion d’avril 2024, la BCE a officiellement ouvert la porte à une potentielle première baisse de ses taux directeurs en juin 2024. Toutefois, c’est une probabilité, mais pas une certitude, car le Conseil aura beaucoup plus de données à cette date pour prendre une décision concernant un changement de sa politique de taux directeurs. La conditionnalité demeure également forte, surtout s’il y a de nouveaux accrocs sur l’inflation dans les prochains mois.
\n\nAprès avoir connu un pic en 2023, les taux souverains à 10 ans des différentes économies européennes ont connu une détente. Toutefois en cas de dégradation plus prononcée que prévu des finances publiques de certains pays européens, une hausse du coût de financement ne peut être exclue.
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