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Croissance robuste, marché immobilier en pleine accélération et confiance renouvelée des investisseurs : la péninsule ibérique confirme en 2025 son statut de moteur économique européen.
Croissance robuste, marché immobilier en pleine accélération et confiance renouvelée des investisseurs : la péninsule ibérique confirme en 2025 son statut de moteur économique européen. Une dynamique qui continue de surprendre par son intensité et sa résilience.
Une analyse rédigée par Advenis REIM en novembre 2025
L’Espagne et le Portugal affichent une croissance près du double de la moyenne européenne en 2025.
Le marché immobilier tertiaire est tiré par le tourisme, la consommation et des politiques publiques volontaristes.
Les volumes de transactions atteignent un niveau inédit, plaçant l’Espagne au niveau de la France.
En avril 2025, nous avons publié une étude consacrée à la péninsule ibérique et à son marché immobilier. Notre conviction était claire : Espagne et Portugal étaient en train de prendre une longueur d’avance en Europe, avec des fondamentaux macroéconomiques mieux orientés et un marché immobilier tertiaire dopé par le tourisme, la consommation intérieure et des politiques publiques volontaristes.
Quelques mois plus tard, ce point d’étape(1) confirme la tendance : la « vague ibérique » continue de monter… un peu comme à Nazaré… « hasta ahora, todo bien. »
En 2025, l’Espagne et le Portugal affichent une croissance du PIB au-dessus de la moyenne européenne (Projection fin 2025 : UE : ~1,3 % ; Espagne : ~2,6 % ; Portugal : ~2,5 %), portée par une demande intérieure solide, un chômage en recul et une inflation qui se stabilise.
Côté tourisme, l’Espagne vise ~100 millions de visiteurs en 2025 : après un record de 94 millions en 2024, les arrivées atteignent déjà ~76,5 millions à fin septembre 2025, soutenant la consommation et les services.
Au Portugal, la trajectoire budgétaire reste disciplinée (dette en baisse à environ 90 % du PIB), avec des mesures pro-pouvoir d’achat et pro-entreprises (revalorisations des pensions et des salaires, actualisation des tranches d’IR, baisse programmée de l’impôt sur les sociétés, Programme pour la crise du logement…).
En immobilier d’entreprise, l’investissement reste très dynamique et poursuit sa croissance, porté notamment par le commerce et l’hôtellerie. Ces deux secteurs représentent près de la moitié des volumes en Espagne et quasiment la totalité au Portugal, soutenus par le tourisme en hausse et la bonne santé de la demande intérieure.
Les bureaux connaissent eux aussi un rebond important par rapport à 2024, avec une hausse de 51 % sur un an en Espagne. La logistique, quant à elle, après des années d’euphorie rentre un peu plus dans le rang.
Les volumes de transactions sont en forte hausse sur les neuf premiers mois (≈ +50 % en Espagne, ≈ +70 % en Portugal), avec un volume espagnol proche de celui de la France — une configuration inédite.
Cette dynamique s’explique en partie par la confiance des investisseurs, la prime de risque perçue combinée à un coût de la dette compétitif dans la zone ibérique.
Des secteurs porteurs identifiés : hôtellerie, commerce orienté services, bureaux bien situés dans les grandes métropoles régionales, logistique liée au e-commerce et aux flux touristiques, mais aussi éducation et santé, bénéficient directement des tendances démographiques et économiques à l’œuvre.
Une meilleure visibilité locative : la combinaison d’une demande intérieure solide, de flux touristiques records et de politiques publiques ciblées (logement, emploi, formation) offre un socle de visibilité pour les investisseurs long terme, notamment via des baux fermes avec des locataires bien ancrés localement.
Un terrain de jeu cohérent pour les stratégies européennes : pour des véhicules d’investissement immobilier paneuropéens, la péninsule ibérique joue aujourd’hui le rôle de moteur de performance complémentaire des marchés plus matures d’Europe du Nord.
« Aujourd’hui, les volumes de transactions en Espagne se situent à un niveau comparable à ceux observés en France, ce qui est inédit.… Est-ce la confiance des marchés financiers et le fait que la dette espagnole soit moins chère que la dette française en 2025, cela est fort probable. Nous restons par conséquent positifs à court et moyen terme sur la zone ibérique. Les fondamentaux macroéconomiques sont bien orientés, les politiques publiques mises en œuvre ces dernières années portent leurs fruits avec des résultats tangibles sur le marché immobilier, une dynamique qui se traduit par une reprise des volumes et une meilleure visibilité »,
Jean-François Chaury, Directeur Général d’Advenis REIM
(1) Sources : Commission Européenne - Eurostat - BNP Paribas Real Estate - Colliers et Cushman Wakefield