Le fonds vise à obtenir, par le biais d'une gestion discrétionnaire, une performance nette de frais de gestion supérieure à celle de son indice de référence, MSCI EMU Net Return EUR Index (dividendes nets réinvestis), sur une durée de placement recommandée de 5 ans, en investissant à hauteur de 90% au moins dans des valeurs (dont 75% minimum de pays de l’Union Européenne), sélectionnées sur la base de critères extra-financiers et selon une méthodologie ISR découlant de tendances affectant durablement la société et l’économie par la prise en compte d’aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (« ESG »).
Le mois de janvier a vécu une forte baisse de l'ensemble des marchés financiers. A titre d'exemple, l'indice européen composé de 600 valeurs a perdu 6,40%. Tous les secteurs d'activité ont été touchés. Les explications sont connues, elles justifient le sens du mouvement mais certainement pas son ampleur. Première source d'inquiétude, le ralentissement de l'économie chinoise, qui depuis quinze ans a été le premier importateur de minerais, notamment de fer, de cuivre et bien sûr de pétrole. D'où un effondrement du prix de ces matières premières qui déstabilise les pays exportateurs de celles-ci. Les Etats-Unis sont également atteints, qui ont dû réduire leurs dépenses d'investissement dans le pétrole et le gaz de schiste, ce qui pèse sur leur croissance. Autre source d'inquiétude, la tendance à la déflation notamment en Europe, accentuée par cette baisse des prix des matières premières. La BCE déploie tous ses efforts pour endiguer ce risque déflationniste, et elle devrait en récolter les premiers fruits vers la fin de l'année, moment où nous attendons une remontée du prix du baril. Nous pouvons noter que le mouvement de baisse des marchés a commencé en avril dernier ; août avait enregistré un fort décrochage ; octobre une remonté de 10% et la baisse a recommencé début décembre jusqu'à aujourd'hui. Une correction qui dure depuis huit mois et demie pourrait être suffisante pour intégrer dans les cours tous les éléments négatifs que nous avons cités. D'autant que le prix du pétrole, après avoir touché un plus bas le 20 janvier à 29$ le baril, est en train de se stabiliser. Parmi les opérations réalisées et pour aller un peu à contre-tendance, nous pouvons signaler la ligne en Nexans que nous avons complétée. Cette société a reçu une importante commande de TOTAL pour fournir un câble de 2 200 km qui alimentera en énergie une plate-forme que TOTAL fait construire en eaux profondes au large des côtes du Nigéria pour y stocker du pétrole en attendant qu'il soit évacué par bateau. Nous avons également complété la ligne en actions Orange. En revanche, nous avons cédé la totalité des actions Natixis et réduit le poste Publicis. En janvier Epargne Française a abandonné 5,60%.